Open RAN en 2026 : pourquoi le multi-vendeur multiplie le besoin de test terrain
Deutsche Telekom prépare 30 000 sites Open RAN, AT&T dépasse 50 % de trafic open-capable. Le multi-vendeur crée une complexité que seule la validation terrain résout.
Deutsche Telekom lance un RFQ pour 30 000 sites Open RAN. AT&T a dépassé 50 % de son trafic sur du hardware open-capable. Samsung signe avec Rakuten Mobile et étend son partenariat avec Orange en Europe. Le revenu Open RAN a crû à deux chiffres en 2025.
L’Open RAN passe du concept à la production. Et avec lui, un problème que personne ne veut voir : la validation terrain multi-vendeur.
Le problème fondamental
Un site, plusieurs vendeurs, aucune garantie
Dans un réseau RAN traditionnel, un seul équipementier fournit l’ensemble de la chaîne radio. En Open RAN, le principe est inversé :
- La RU peut venir de Fujitsu, Samsung ou un nouvel entrant
- La DU/CU peut tourner sur du hardware Dell/HPE avec du logiciel Mavenir ou Wind River
- Le RIC est un composant séparé avec ses propres xApps/rApps
- L’orchestration est assurée par une couche logicielle indépendante
Chaque interface est spécifiée par l’O-RAN Alliance. Mais une spécification n’est pas une implémentation. Et une implémentation testée en labo n’est pas une implémentation qui fonctionne sur le terrain.
Les problèmes réels en production
Interopérabilité radio : désynchronisation fronthaul entre RU et DU de vendeurs différents, écarts d’interprétation des spécifications dans le scheduling MAC.
Performance : throughput 15-20 % inférieur aux solutions single-vendor dans certaines configurations, latence accrue sur le fronthaul (eCPRI).
Stabilité : resets de RU après mise à jour logicielle de la DU, perte de synchronisation temporelle (PTP/SyncE).
Les 7 KPIs de validation terrain Open RAN
- Throughput par cellule et par secteur : écart acceptable < 10 % vs benchmark single-vendor
- Latence bout-en-bout (user plane) : incluant le traitement fronthaul
- Taux de handover intra et inter-vendeur : le point critique entre clusters de vendeurs différents
- Stabilité sous charge : performances sous 100, 500, 1000+ UE
- Comportement du RIC : cohérence des décisions xApps avec les conditions RF réelles
- Synchronisation temporelle : précision PTP/SyncE < 1,5 microsecondes
- Analyse Layer 3 inter-vendeur : cohérence des paramètres SIB, MeasConfig, Reconfiguration entre cellules de vendeurs différents
L’indépendance vendeur : un impératif
C’est le paradoxe de l’Open RAN : il promet l’indépendance vendeur, mais la plupart des outils de test sont liés à un équipementier. Tester un réseau Nokia+Samsung+Mavenir avec un outil Nokia est un conflit d’intérêt technique.
Un outil de diagnostic terrain indépendant, fonctionnant au niveau du chipset Qualcomm (protocole DIAG), n’a pas de biais vendeur. Il mesure ce que le terminal voit, pas ce que le vendeur veut montrer.
La niche que personne n’occupe clairement
Les solutions existantes sont soit liées à un équipementier (conflit d’intérêt), soit trop coûteuses (inadaptées au volume de 30 000 sites), soit trop superficielles (pas de Layer 3).
La validation terrain Open RAN a besoin d’un outil qui combine indépendance vendeur, profondeur protocolaire, scalabilité smartphone et coût maîtrisé.
L’Open RAN promet l’ouverture. Mais l’ouverture sans validation est un pari. Et sur le terrain, les paris se mesurent en KPIs, pas en PowerPoints.
Fondatrice HiCellTek. +15 ans dans les télécoms, côté opérateur, côté éditeur, côté terrain. Construit l'outil terrain que les ingénieurs RF méritent.
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